Toujours de quoi se réjouir d’aimer aimer !
La «foi»
Chez Paul, la foi est traduite par le mot grec pistis , qui signifie confiance, fidélité ou assurance, plutôt qu’une simple croyance intellectuelle.
Blaise Pascal souligne que la foi repose sur une « certitude » du cœur qui ne peut être prouvée par la raison, mais qui offre une connaissance par la confiance. La foi peut devenir dangereuse lorsqu’elle est utilisée comme une conviction impérative, au-dessus des lois humaines, comme illustrée par les mouvements politiques contemporains ou les régimes théocratiques.
La foi comme paresse devient un refuge confortable pour éviter le discernement personnel (« on a toujours fait comme ça »). Cela met en évidence un paradoxe biblique : la foi ne se mesure pas à son « volume » (comme la graine de moutarde) mais à ses fruits.
Paul insiste sur le fait que l’homme est justifié (rendu juste devant Dieu) non par les « œuvres de la loi », mais par la foi en Jésus-Christ. La foi est une «ferme assurance » et une réponse à la grâce divine.
L’espérance :
Paul utilise le terme grec « elpis » (ἐλπίς), pour une attente confiante et joyeuse, fondée sur la résurrection du Christ, et non un simple souhait.
Les enquêtes de motivations et de fréquentations des chrétiens – toutes confessions confondues – montrent que ce que le « public » recherche, c’est une réponse à la question des « fins ultimes » autrement dit de la mort.
L’espérance chrétienne repose sur le Christ vivant au présent.
L’amour :
Il y a trois concepts grecs fondamentaux pour parler d’Amour :
- L’Agapè (ἀγάπη) : Un amour divin, altruiste et sacrificiel, absent de toute attente de retour, central dans la théologie chrétienne.
- La Philia (φιλία) : Un amour d’amitié fondé sur la réciprocité, la confiance et le partage de valeurs.
- L’Amour platonique désigne un amour spirituel transcendant le désir physique C’est une interprétation postérieure de la pensée de Platon, qui se rapproche d’un (Ἔρως) Érōs sublimé.
Le texte de 1 Corinthien 13 ne parle pas des conceptions modernes de l’amour (platonique et courtois).
Enfin, le passage de 1 Corinthiens 13 ne décrit pas un amour sentimental ou égoïste, mais un amour « performant » et orienté vers l’action (comme le montre la parabole du Bon Samaritain). L’ἀγάπη représente la réalisation d’un amour véritablement désintéressé.
Les méandres de l’AMOUR par Bernard van Baalen
Les termes grecs pour traduire les amours par Bernard van Baalen
Sur le mot « Agape/Amour » : https://youtu.be/6CByTcTzbKI?si=bF1zhguuO_Ef6g5Q
Bernard van Baalen