CBOV 2026, Introduction à la complexité de la lecture des textes du Nouveau Testament.


La bible est un récit élaboré pendant des dizaines d’années par des auteurs divers qui ont surtout connu ceux qui ont connu et ont des souvenirs de la vie de Jésus de Nazareth.
Pendant un siècle et demi, des récits-souvenirs ont été cités pour justifier et légitimer le message de Jésus de Nazareth, dont on raconte qu’il est toujours présent, ressuscité.
Le Royaume de Dieu s’est approché, et son avènement dépendra du respect des «dix Paroles» de la tradition Mosaïque …
Certains récits des Evangiles sont sans doute explicatifs de problèmes qui se sont posés aux communauté après la mort de Jésus de Nazareth :
Par exemple l’histoire de la guérison de l’enfant/ du Centurion romain (luc 17:1-10)
Quel était le problème ?
Les romains n’étaient pas bienvenus dans les synagogues,
Le bâtiment original de Capernaüm était en ruine. Des romains se joignaient volontiers aux rituels, avec les amis de Jésus de Nazareth qui cohabitaient dans les mêmes lieux de cultes.
Le centurion a souhaité reconstruire la synagogue en l’an 60, et seuls les amis de Jésus pouvaient influencer la communauté locale en sa faveur. La guérison de son enfant et la qualification de sa foi justifieront le «permis de construire» et l’accueil sans réserve du romain dans cette synagogue déjà «oecuménique». L’influence de Jésus a donc été déterminante, ce qui a inclus ce récit pendant sa «vie terrestre», ce qui n’était plus invraisemblable 200 ans plus tard.
Autre exemple : La guérison de la fille de Jaïrus, chef héréditaire d’une synagogue, qui n’avait pas de fils, et il n‘avait qu’une fille ! (Marc 5:22-34)
La guérison de cette fille par Jésus légitimera son accession à la responsabilité de cette synagogue, sans doute après la rupture entre les juifs et «les autres» provoquée par la destruction du Temple par Titus en 70.…
Paul dans sa lettre aux Corinthiens demande aux femmes de se taire «pour le bon ordre dans les assemblées». Plus tard il rencontre Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, une femme «craignant Dieu», qui écoutait le message de Paul. Le Seigneur lui ouvrit le coeur, et elle ouvrit sa maison à la communauté locale. (Actes 16:14) La samaritaine du Puits deviendra «missionnaire» en Samarie. (jean 4) comme la femme aux petits cheins de Sidon ( Matthieu 15, 21-28)
Pour éviter les errements des récits devenant mythologiques, les Evangélistes se sont attachés a réunir les meilleurs récits pour donner une cohérence au ministère de Jésus, puis de l’histoire de l’Église naissante dans le Livre des Actes. En conséquence Paul ne pouvait pas citer les Evangiles qui n’existaient pas encore…

Bernard van Baalen

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