La tradition de lecture de la Bible par les rabbins peut se résumer par l’acronyme PaRDeS, avec les quatres consonnes qui correspondent à quatres verbes:
- Peshat (dévêtir) : Sens littéral, ce qui est dit dans le texte, sans interprétation.
- Remez (indiquer) : Sens allégorique, ce que le texte dit, une percée dans le mystère de la foi.
- Drash (Rechercher) : Sens homilétique, ce que le texte me dit, à quoi je suis appelé, une action à entreprendre.
- Sod (Dire en secret) : Sens mystique, ce que Dieu me dit à travers le texte.
Ces lettres semblent peut-être familières parce que ce sont les mêmes qu’on retrouve dans le mot PaRaDiS, qui est un mot qui en hébreu veut tout simplement dire le jardin. Ainsi, comme dans la parabole du Bon Grain , de l’Ivraie et du Bon Grain (Mt 13,24-30), il y a cette belle invitation à laisser monter ce qui croît, savourer la beauté d’un jardin avec tout ce qu’il y a de sauvage et de vivant, afin d’y contempler la trace de Dieu. C’est la promesse d’une lecture toujours féconde qui s’ouvre ainsi à nous à travers la lectio divina et le chemin qu’elle balise.
Etienne Guilloud
CBOV 2026, Parenthèse sur l’exégèse rabbinique